Contributions du Conseil de l’âge au rapport du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) sur « Les femmes seniors dans l’emploi »

Adoptées le 14 mars 2019

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

Le Conseil de l’âge a produit deux contributions au rapport du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) sur la situation des femmes seniors, définies comme ayant entre 55 et 64 ans. 

Deux aspects cruciaux de la vie des femmes seniors sont examinés : les conséquences des dissolutions de couples (note 1) et leur rôle dans les solidarités familiales (note 2).

Les dissolutions de couples (rupture ou décès), bien que peu fréquentes pour cette tranche d'âge, concernent majoritairement des femmes mariées (73 %). La protection offerte par le mariage est plus robuste (prestation compensatoire, pension de réversion) que celle du PACS ou du concubinage. Environ 30 % des femmes seniors divorcées perçoivent une prestation compensatoire (PC), souvent versée en capital (médiane d’environ 30 000 €). La note 1 souligne la nécessité de mieux outiller les praticiens pour fixer le montant de la PC et de s'interroger sur l’avenir des pensions de réversion, réservées aux couples mariés.

La dissolution du couple entraîne fréquemment une baisse du niveau de vie, celle-ci étant plus marquée suite à un divorce (perte moyenne de 26 % pour les 55-64 ans) qu'à un veuvage (baisse moyenne de 4 % pour les 55-64 ans). Parmi les pistes d’amélioration, il est proposé de vérifier la réactivité du système de prise en charge et d'envisager une extension du RSA majoré.

Avec environ 1,1 million d'aidantes, les femmes de 55 à 64 ans sont la sous-population la plus impliquée dans l'aide à un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie (note 2). 

Contrairement aux hommes, l'engagement des femmes est peu sensible à leur niveau d’éducation ou à leur statut professionnel, indiquant une plus faible latitude de choix. Ces tâches, souvent intensives (plus de 21 heures par semaine pour près de deux aidantes sur dix), impactent significativement la qualité de vie et peuvent nécessiter des aménagements professionnels, voire un retrait du marché du travail.

L’aide grand-parentale, quant à elle, est un important vecteur de solidarité intergénérationnelle qui favorise le bien-être des seniors et soutient l’emploi des mères. Les orientations de la note 2 préconisent de mettre en cohérence et de consolider les congés existants (tel que le congé de proche aidant, y compris son indemnisation) et d'améliorer les conditions de conciliation de la vie professionnelle et de l’aide, notamment par des aménagements de travail opposables.

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