Qualité, flexibilité, égalité : un service public de la petite enfance favorable au développement de tous les enfants avant 3 ans

Rapport adopté le 18 avril 2023

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

Le conseil de l’enfance propose le déploiement, dans le cadre d’un service public de la petite enfance, d’un ensemble d’accueils flexibles, pour offrir une première expérience de socialisation à tous les enfants dont les parents le souhaitent, avant 3 ans.

Sous un format administratif simplifié, lieux d’accompagnement à la parentalité (Laep, Reaap avec enfants), lieux d’accueil du public (musées, ludothèques, centres sociaux…), accueils nomades (mobiles, de plein air…), accueils et actions passerelles, accueils hybrides incluant des formats flexibles, sur des temps ou espaces dédiés (ateliers en MAM, EAJE, REP…) pourraient constituer, si besoin, un premier pas vers un mode d’accueil ou vers l’école.

Car, si près de 57 % des tout-petits sont accueillis dans un mode d'accueil formel, que proposons-nous aux 43 % qui n’y accèdent pas, alors que les bénéfices d’une socialisation progressive avant l’entrée à l’école sont démontrés ? Le développement et l'épanouissement des très jeunes enfants doit prendre place aux côtés des autres finalités des modes d’accueils – articulation entre vie familiale et vie professionnelle, accompagnement de la parentalité, égalité dans l'éducation et dans la société, et dans les processus de prime éducation – et de prime socialisation.

La connaissance des particularités du développement de l'enfant avant 3 ans et de ses besoins fondamentaux (partie I) doit guider les objectifs d’une politique publique de la petite enfance. La notion d’» accueil de qualité » est désormais mieux définie, en tant que qualité affective, éducative et sociale depuis l’adoption de la Charte nationale pour l’accueil du jeune enfant en 2021 (partie II). Elle intègre jeu, musique, livres ou nature, rencontre d’autres enfants, dans d’autres espaces. Cette connaissance doit aussi éclairer la formation des professionnels et l’évolution des modes d'organisation et de travail avec les très jeunes enfants, encore vulnérables et dépendants.

Bien que la prime socialisation soit favorable au développement du jeune enfant (partie III) et ses bénéfices démontrés, les initiatives restent parcellaires, au sein comme en-dehors des modes d’accueil formels, mal identifiées et fragilisées par un cadre administratif mal adapté. Le rapport porte les modalités d’amélioration, de consolidation et de généralisation de ce patrimoine expérientiel pour répondre à l’urgence d’une double ambition : la lutte contre les inégalités sociales, de santé et de territoire dès les débuts de la vie, et l’accompagnement sécurisant des premiers pas de la relation parent-enfants.

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