Retour sur le repas à 1 € pour toute la population étudiante

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

Pour répondre à la précarité alimentaire d’une partie des étudiant.es, le tarif à 1 € des repas servis dans les structures de restauration collective a été étendu à toute la population étudiante le 4 mai 2026, alors qu’il était jusqu’alors réservé aux boursiers et non-boursiers précaires. Dans la continuité de son rapport Restauration collective et alimentation durant la vie étudiante de décembre 2024, le Conseil de la famille a souhaité revenir sur les enjeux de cette mesure.

Si l’extension du repas à 1 € à une population étudiante plus large que les seuls boursiers et non-boursiers précaires peut répondre aux difficultés rencontrées par les étudiant.es en situation de précarité, le Conseil considère qu’une réforme des bourses sur critères sociaux permettant d’élargir le nombre de bénéficiaires aurait été plus efficace pour soutenir cette population fragilisée et lui aurait de facto ouvert le droit au repas à 1 €. De même, l’extension de l’offre de repas à tarif social le soir et le week-end aurait été plus efficace pour lutter contre cette précarité alimentaire dont souffre une partie croissante de la population étudiante.

En outre, le Conseil soulève que la mesure risque de produire des effets contraires à l’objectif recherché, si les moyens alloués ne sont pas suffisants :

  • éviction des étudiant.es en situation de précarité alimentaire en raison de files d’attente toujours plus longues ;

  • ajustement à la baisse des quantités et donc de l’équilibre nutritionnel des repas ;

  • réduction des amplitudes d’ouverture et/ou changement des modes de restauration du soir et des week-ends.

La mesure ayant été adoptée, le Conseil de la famille recommande la création de nouvelles places de restauration collective afin de permettre l’accès à un repas équilibré et complet à un public étudiant toujours plus nombreux, le midi en semaine, le soir et le week-end, sans risque d’exclusion des étudiant.es en situation de précarité alimentaire.

Il rappelle également la nécessité d’adopter rapidement l’arrêté interministériel relatif à l’équilibre nutritionnel des repas servis dans le cadre de la restauration universitaire prévu par le décret du 30 janvier 2012, afin de garantir le respect des quantités servies dans les repas à 1 € dans les structures gérées par les Crous.

Il souligne une nouvelle fois la nécessité de clarifier le soutien financier de l’État à la restauration étudiante, dont l’opacité est amplifiée par l’empilement de mesures successives.

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