Avis commun du Conseil de la famille et du Conseil de l’enfance et de l’adolescence sur le rapport de la commission des 1000 premiers jours
Adopté le 15 octobre 2020
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Le HCFEA a souhaité rendre un avis commun aux Conseils de la famille et de l’enfance et de l‘adolescence, concernant le rapport sur les 1 000 premiers jours.
Le HCFEA salue la volonté de renforcer les politiques publiques de la famille et de l’enfance autour de cette période clé des 1 000 premiers jours de l’enfant et approuve les orientations générales du rapport, qui demandent néanmoins à être rapportées aux possibilités concrètes de leur mise en œuvre.
Le HCFEA approuve en particulier la proposition de créer un « parcours 1 000 jours » (suivi renforcé de la santé de la mère et du bébé, accompagnement personnalisé, accès à une meilleure information et écoute des parents), et le développement des pôles de recherche sur ce thème.
En matière d’accueil du jeune enfant, les propositions de la commission reposent sur l’idée qu’il est bon pour l’enfant d’être avec ses parents tout au long de sa première année de vie. Pour le HCFEA, c’est prioritairement au cours des six premiers mois que l’enfant a besoin d’être auprès de l’un et/ou l’autre de ses parents, et confier l’enfant à un intervenant extérieur (crèche, assistante maternelle) à partir de six mois, voire avant, est possible à condition de garantir la qualité de cet accueil.
En parallèle, il convient de repenser les congés parentaux pour permettre aux parents qui le souhaiteraient de garder leur enfant tout au long de sa première année.
Sur la question du handicap et des maladies chroniques, le HCFEA souligne notamment la nécessité d'élargir les conditions d’accès à un accompagnement particularisé dès l’identification de besoins spécifiques de l’enfant et de renforcer les recherches-actions-formation.
De façon convergente avec la commission des 1 000 jours, les options avancées par le HCFEA essaient de mieux répondre aux attentes et contraintes des parents en combinant une amélioration des possibilités de congés durant les premiers mois de l’enfant (congé paternité, congé parental court mieux indemnisé), une meilleure indemnisation du temps partiel partagé entre les parents, un développement de droits et moyens d’aménager les organisations du travail associé à une relance quantitative et qualitative de l’offre d’accueil des jeunes enfants.