La participation et la contribution économique, sociale et environnementale des seniors

Revisiter et renouveler les regards sur l’âge et les seniors

Publié le | Temps de lecture : 3 minutes

Le Conseil de l’âge a adopté un rapport sur la participation sociale et la contribution économique, sociale et environnementale des seniors, fruit d'un travail mené entre septembre 2024 et juillet 2025.

Il se propose de revisiter et renouveler nos visions de l'avancée en âge et des seniors, en s'inscrivant dans une démarche de lutte contre l'âgisme.

Le rapport brosse un panorama de la grande diversité des formes d’engagement des seniors et de leurs profils différenciés de participation à la vie associative, syndicale, citoyenne. Il montre que la participation au marché du travail des seniors augmente significativement en période récente (notamment sous l'effet des réformes des retraites), et que leur engagement dans des démarches collectives connaît un tassement : par exemple 31,1 % des 65 – 74 ans se déclarent bénévoles en association en 2024 contre 40,8 % en 2004. On retrouve sensiblement la même évolution dans les autres pays européens.

À l’avenir, cet engagement est susceptible de continuer de diminuer structurellement, du fait de nouvelles attentes de flexibilité et des freins financiers, juridiques et en lien avec la santé (23 % des personnes de 75 ans et plus qui ne déclarent pas de limitation ont une activité sociale contre 8 % seulement de celles qui se déclarent fortement limitée), s’il n’est pas mieux accompagné. Or, la participation sociale apparaît comme un levier de plus grande satisfaction dans la vie, de rupture de l’isolement social ainsi que de contribution au maintien des personnes âgées dans l’autonomie.

Par ailleurs, les seniors sont des contributeurs économiques et sociaux importants : la croissance de la consommation par exemple a été largement soutenue ces dix dernières années par le dynamisme de la consommation des plus de 70 ans. Ainsi, loin d’une image « passive », ils mobilisent autour d’eux de nombreuses actions collectives, sont acteurs de leurs communautés, et créateurs de valeur. Au-delà de leur activité et de leur consommation, ils effectuent d'importantes donations et l’aide informelle qu’ils apportent aux autres, de toutes générations, est valorisée jusqu'à 1,9 % du PIB. Leur présence en augmentation sur nombre de territoires est un « or gris » qui représente des opportunités de développement économique pour ces derniers : l’économie du vieillissement représente déjà plus de 15 % des emplois privés dans un territoire sur cinq en France.

Le Conseil de l’âge s’appuie sur ses constats et propose des objectifs de politiques publiques visant à renforcer la participation sociale des seniors (particulièrement pour les groupes les moins favorisés). Il incite également à ce que le vieillissement de la population soit regardé comme un champ de progrès social et économique de transition numérique et environnementale, ainsi que d’aménagement du territoire.

Associé aux publications du Conseil de l’âge autour de la lutte contre les discriminations et l’âgisme, ce rapport a vocation à susciter des initiatives visant à créer les conditions d’une société inclusive à toutes ses générations.

Le cycle de travail du Conseil de l'âge sur la lutte contre les discriminations et l'âgisme

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